L’inauguration du nouvel outil


Albert Ier à droite, Alexandre Millerand au centre, la Princesse Charlotte à gauche
 

Un outil moderne offert à la Science

Le Prince s’implique beaucoup dans la conception du futur ouvrage dont il a confié la construction à E. Pontremoli (grand prix de Rome 1890), architecte du Muséum national d’Histoire naturelle depuis décembre 1910 et futur directeur de l’école nationale supérieure des beaux-arts, qui vient tout juste de finir la "folie à l’antique" de T. Reinach, la villa Kerylos de Beaulieu-sur-Mer.

Le projet de Boule et Breuil

"était sur les locaux, sans aucun esprit de luxe ; mais, sur ce point, le Prince voulut faire honneur à sa haute situation"
Breuil, 1951.

Mais le Prince veut que
"son nouvel institut ait des dehors séduisants, d’une très haute tenue artistique et révélant, dès l’abord, par le choix des motifs décoratifs, tout l’intérêt des études qui doivent y être poursuivies"
Boule, 1914
.

L’édifice programmé est vaste. Il comprend quatre niveaux : au sous-sol les ateliers de préparation et de moulage, les salles de déballage et de classement provisoire des fouilles ; au rez-de-chaussée, une grande salle de conférence et d’exposition, les bureaux du directeur et son secrétariat, des laboratoires (photographie, chimie), les cabinets de travail des professeurs ; au premier étage, trois salles de comparaison (paléontologie, anthropologie, ethnographie préhistorique), une spacieuse bibliothèque, des cabinets de travail "réservés à des savants de distinction qui désireraient faire un séjour à l’Institut" ; au deuxième étage une salle de dessin et les réserves des publications.

 

Programme de la séance d’ouverture
 

L’Institut de paléontologie humaine - L’inauguration

La première guerre mondiale ayant repoussé sine die l’inauguration de l’Institut de paléontologie humaine, ce n’est que le 23 décembre 1920 que celle-ci peut avoir lieu en présence de messieurs A. Millerand, Président de la République, A. Honnorat, Ministre de l’Instruction publique, E. Perrier de l’Académie des sciences (directeur du Muséum national d’histoire naturelle jusqu’en 1919) et les plus hautes autorités politiques et universitaires de la République.

"C’est pour aider l’Anthropologie à franchir les barrières qui la séparent de la vérité complète que je fonde l’Institut de Paléontologie humaine en lui donnant toute l’indépendance nécessaire pour conduire notre esprit vers la lumière. Et je confie ses intérêts à des hommes qui servent la Science avec une sincérité capable de développer sa force et de protéger sa marche contre l’influence des interventions passionnées"
Albert de Monaco, 1920.


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